En 2001, l’Afrahm (Association francophone d’aide aux handicapés mentaux) recevait un don de 75000€ pour lancer une maison destinée à accueillir des résidents. Une équipe se formait à Oupeye pour lancer le projet.
Un besoin pointait prioritairement. Offrir à des jeunes restés en famille mais dont les parents vieillissaient un lieu de vie qui les abriterait progressivement pour qu’ils ne se trouvent pas dépourvus subitement, offrir à ces parents une perspective apaisante pour l’avenir.
Rapidement, nous avons fait le choix d’une petite maison qui accueillerait cinq résidents dans un cadre familial et désinstitutionnalisé. Un an plus tard, le Vivier ouvrait ses portes. L’aventure débutait.
Dès le début, nous avons voulu trouver l’équilibre entre l’autonomie et l’encadrement pour offrir aux résidents un cadre de vie épanouissant.
Après une période de location de trois ans qui nous a permis de nous assurer de la viabilité du projet, nous avons franchi un cap supplémentaire en achetant l’immeuble qui nous abrite aujourd’hui et qui nous a permis d’accueillir un sixième résident. Depuis, par étapes, nous avons rafraîchi et agrandi ce cadre de vie.
Parallèlement, grâce à une subsidiation partielle des pouvoirs publics, nous avons pu renforcer petit à petit l’encadrement pour le porter aujourd’hui à l’équivalent de 2,3 temps plein.
Néanmoins, même si nous nous appuyons fortement sur le professionnalisme de cet encadrement, nous pensons que le climat familial doit aussi beaucoup tant à l’accompagnement du noyau de bénévoles engagés dans le projet qu’à la collaboration totale mais mesurée des familles des résidents.
Vingt ans plus tard, nos projets restent nombreux tout autant que nos nouveaux défis…
Nos résidents ont vécu avec le Vivier. Comment vont-ils y vieillir ?
Notre projet s’est bâti autour d’une équipe. Comment lui garder du souffle et la rajeunir ?
Mais s’il est vrai que ce sont les projets et les défis qui font vivre, alors le Vivier a encore de belles perspectives devant lui …
